Dimanche 23 octobre 2011 7 23 /10 /Oct /2011 18:08

Film italien de 1976 de Dario Argento, Suspiria est le premier volet de sa Trilogie des Enfers (les suivants : Inferno et La troisième Mère). Le film a bien vieilli mais reste intéressant à regarder pour son esthétique très particulière ! Il s’agit d’un film de genre essayant d’offrir un regard atypique au cinéma d’épouvante.

 

L’histoire : une jeune Américaine, Suzy Banner, arrive à Fribourg pour intégrer une prestigieuse école de danse. Dès son arrivée elle est confrontée à des phénomènes intrigants (une jeune fille qui s’enfuie de l’école sous la pluie en criant d’étranges paroles est retrouvée assassinée le lendemain). Très rapidement Suzy va sentir cette ambiance suspecte qui règne dans l’école et rencontrer l’ancienne meilleure amie de la fugitive. Celle-ci va lui expliquer (avant de mourir à son tour) que l’école a été fondée par une puissante sorcière, la mère des soupirs. En cherchant une explication à ces meurtres, Suzy découvre l’antre de la sorcière et réalise que l’école n’est qu’une couverture pour une société secrète de sorcières. Elle finira par tuer la ‘Reine Mère’ et tout rentrera dans l’ordre…

 

L’esthétique : élément clé du film, Dario Argento a réalisé un véritable travail pour offrir à ce film une véritable signature esthétique. L’architecture baroque avec des couleurs chatoyantes (!!) frappe le spectateur dès que Suzy arrive à la porte de l’école. Les formes géométriques et courbes improbables permettent de créer une ambiance particulière et atemporelle, on n’est plus du tout dans un Fribourg des années 70. Le décor fantastique est planté et permet au réalisateur de dérouler facilement cette histoire de sorcière (dans un univers fantastique, trouver des sorcières n’est plus ‘surprenant’…). Ce travail se retrouve aussi dans certaines scènes marquantes comme le passage du taxi dans la forêt au début du film ou le meurtre du pianiste aveugle. Ce qui permet aussi d’oublier d’autres scènes bien moins réussies… Notons la manière kitsch qu’utilise le réalisateur pour les scènes d’horreur. Du bon sang rouge vif et visqueux à souhait. Si cela ne fait pas (plus ?) peur, le côté décalé est plaisant.

 

La musique : angoissante, il faut le reconnaître, et omniprésente. Composée et jouée par Les Gobelins, Dario Argento la faisait passer en continu sur le tournage pour plonger ses acteurs dans l’ambiance horreur/fantastique! Belle réussite là encore.

 

Anecdote : la co-scénariste du film, copine de Dario à l'époque du film, a confié bien plus tard que sa principale source d'inspiration fûrent les souvenirs de sa grand-mère qui s'enfuit d'une école de piano...après avoir découvert qu'on y enseignait la magie noire. Ecole qui existerait toujours...

 

En conclusion, après l'avoir vu, il sera difficile d'oublier cette ambiance (musique, décor, éclairage) et le film reviendra forcément comme une référence... C'est donc un petit classique très original (et imparfait!) dont on appréciera la liberté et l’intelligence du réalisateur !

Par Achab - Publié dans : cinéma
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Dimanche 23 octobre 2011 7 23 /10 /Oct /2011 18:04

ARTE fête ses vingt ans ! Pour cet anniversaire, la chaîne a pensé diffuser un document rare, une sorte de cadeau pour marquer le coup… Et que pouvaient-ils déterrer de mieux que ces « Documents Interdits » ?

 

Presqu’introuvables dans le commerce ou sur le net jusqu’à l’édition récente d’un coffret DVD,  ces 12 court-métrages datent de 1986 à 1989 et ont alimenté bien des fantasmes !  En effet, ces documents interdits sont des témoignages rares de phénomènes paranormaux, censurés pour ce qu’ils montrent, suggèrent ou les questions qu’ils posent. La provenance de ces films est variée : Italie, Russie, Mexique, Etats-Unis, … et la qualité est sensiblement toujours la même puisqu’il s’agit de vidéos amateur en noir et blanc. Ces 12 documents de 3 à 20 mn sont donc de véritables perles et c’est une superbe idée de leur offrir la place qu’ils méritent.

 

Non seulement ARTE a regroupé et rediffusé ces documents (presqu’) inédits, mais en plus ils ont découvert l’existence d’un treizième film ! Belle exclusivité !

 

Pour visionner ces films :

 

http://www.arte.tv/fr/3464248.html

ou

http://www.1kult.com/2010/12/24/documents-interdits-jean-teddy-filippe/

 

Avant de finir cet article, il me semble important de préciser…qu’il s’agit bien entendu de ‘fake’, ces vidéos sont de magnifiques parodies de documentaire/vidéo amateur! Impossible de ne pas penser au Projet Blair Witch (qui a sûrement dû s’en inspirer !) pour l’image, le montage et le côté ‘vidéo retrouvée’. De même, le noir et blanc (très efficace !) et la voix grave et rocailleuse seraient presqu’un clin d’œil à la Jetée de Chris Maker. Plus ancien et peut-être plus fantastique, ce court métrage m’a marqué par la voix de l’homme qui raconte qui raconte l’histoire. Hypnotisante et posée, elle nous force presqu’à rester concentrer sur l’écran.

 

On appréciera aussi  la structure des vidéos qui semble obéir à quelques règles comme annoncer la provenance et la date de la vidéo, comment elle a été retrouvée, dire qu’il n’y a pas eu de montage vidéo et orienter le regarde du spectateur (« regardez bien ce qui va suivre, concentrez-vous sur l’image, … »). Cela fait penser aux règles des films d’horreur ou du théâtre classique et fonctionne plutôt bien !

 

Le dernier document interdit (le treizième) a été réalisé spécialement pour ARTE et a été tourné en 2010. Peut-être que d'autres documents interdits verront le jour prochainement... who knows?!

 

Bref, on aimerait qu’ARTE ait plus souvent vingt ans…

Par Achab - Publié dans : cinéma
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Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 22:56

Pain noir, film acclamé en Espagne, croulant sous les récompenses (neuf Goyas !), premier film en catalan à s’imposer de l’autre côté des Pyrénées, est un film qui n’a pas reçu en France l’accueil qu’il mérite. Affiche éphémère, difficile de trouver une salle à Paris et peu de vagues dans la presse... C’est fort dommage puisqu’il s’agit d’un des meilleurs films de cette année. Réalisé par Agusti Villaronga, avec Sergi Lopez, Francesc Colomer et Marina Comas.

 

Après la Guerre d’Espagne, dans un petit village catalan, un homme et son fils sont retrouvés mort en bas d’une falaise. Commence alors une enquête qui va secouer la vie du village et faire remonter quelques brûlants secrets. En mourant, l’enfant lâche dans un dernier soupir l’élément clé de ce meurtre : « Pitorluia »...

 

Critiqué pour son esthétique classique et son côté morne (sic !) par certains, le film s’impose grâce au jeu des acteurs, la construction du récit et son symbolisme omniprésent. Le scénario réussi à enchevêtrer plusieurs histoires sans nous perdre et offre un regard subtil sur cette période sombre du pays. Les histoires gravitent de près ou de loin autour d'Andreu, enfant qui découvre les cadavres, fils du principal suspect et dont le regard évolue pendant le film.

 

Plusieurs éléments sont intéressants dans ce film :

 

 La condition paysanne. Le film y fait clairement référence avec son titre. Le pain noir, pain des pauvres. Andreu se fait offrir du pain noir par la police avant de goûter au pain blanc dans sa future famille adoptive. La famille, le village, partout la vie est un calvaire quotidien. A cela vient s’ajouter la soumission aveugle à l’autorité et au pouvoir de l’argent. La condition de la famille d’Andreu se définit comme l’opposé de la famille d’adoption, un vrai clivage blanc/noir. Peut-être le seul côté manichéiste de ce film.

 

Le fantastique. Les enfants occupent une place importante dans ce film. On suit l’histoire avec Andreu et ses compagnons. Dans leur monde les fantômes, anges et autres légendes (Pitorluia) sont encore présents. Les passages dans les bois laissent planer une ambiance magique et délicate car rattachée au regard candide des enfants.

 

« Le roman d’initiation ». Andreu est placé chez sa grand-mère quand son père s’enfuit pour gagner la France. Le spectateur voit l’enquête progresser à travers les grands yeux d’Andreu. Petit bonhomme silencieux, observateur et cogitant relativement rapidement, le film suit sa sortie de l’enfance. Du gamin naïf et émerveillé par son père, il ne reste plus grand-chose dans l’élève glacial et distant qui renvoie sa mère à sa condition de paysanne. Il est entré de plein pied dans l’adolescence bien malgré lui. Confronté à la violence des hommes (la police, l’histoire de Pitorluia, …), au mensonge (l’ami de sa mère, les idéaux bafoués de son père, …), au sexe (la petite Nùria, elle-même initiée par le maître d’école…) et à l’inégalité  dans sa forme la plus détestable, Andreu entame une période de remise en question. Un peu paumé et bien seul, on sent d’emblée qu’il regrettera longtemps ce dernier entrevu avec sa mère.

 

L’énigmatique métaphore filée de l’ange. Du trésor de la mère constitué de photos de son ancien ami déguisé en ange à l’ami tuberculeux d’Andreu en passant par les oiseaux en cage élevés par le père, plusieurs passages du film font référence à la figure de l’ange déchu. Il est assez délicat d’interpréter ces symboles. Je pense qu’ils évoquent l’innocence perdue de l’enfance d’Andreu et son père qui s’est reconverti : de boucher boycotté par le village pour ses opinions politiques, il est devenu éleveur d’oiseaux en cage…et boucher d’un autre genre, à temps partiel... Si le père est définitivement tombé de son piédestal, il n’en reste pas moins un exemple pour Andreu et le parallèle avec l’ange me fait penser qu’au fond de lui, Andreu se refuse à jeter la pierre et condamner son père. Peut-être a-t-il déjà commencé à saisir la complexité de la vie et l’impossibilité de maintenir une posiiton simpliste et trop morale.

 

Le réalisateur signe donc avec Pain noir une très belle adaptation de ...trois livres! Dans un contexte difficile et délicat à traiter, il inscrit une magnifique relation père-fils sans passer sur les parts d'ombre de chacun. On aimerait trouver plus souvent autant de finesse au cinéma...

Par Achab - Publié dans : cinéma
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Lundi 5 septembre 2011 1 05 /09 /Sep /2011 23:32

Bolkenstein, vous vous en souvenez? Mais si, celui de la directive! Le bras armé de l'ultra-libéralisme européen. Et bien le revoilà, poussant la Grèce en dehors de l'Euro(pe?)...

 

"C’est ce qu’a déclaré aujourd'hui l'ancien leader du VVD,le Parti libéral de droite, et ancien commissaire européen Frits Bolkestein, à la TV Nieuwsuur. Selon Bolkestein, les grecs doivent introduire la drachme. Par une dévaluation substantielle de la monnaie, les Grecs pourront plus facilement exporter leurs produits.

Un des revers de la dévaluation est que la dette étrangère de la Grèce augmentera. Selon Bolkestein, les pays de la zone euro pour cette raison devront donc prolonger le mandat du prêt ou couper le taux d'intérêt. Par ailleurs, une partie de la dette doit être annulée.

"C'est ennuyeux pour les banques qui détiennent la dette, mais nous ne pouvons pas continuer ainsi. C'est une voie désastreuse ", a dit l'ancien chef du VVD.

Bolkestein n'a guère confiance que la Grèce respecte les promesses faites comme de significatives économies et un important programme de privatisation."

 

Oui, vous ne rêvez pas. Quand il faut libéralisez à tout va pour mettre en concurrence des pays dont le système n'a rien à voir, tout va bien, on peut même passer outre le refus des peuples. Par contre, quand il s'agit de solidarité, d'assumer sa position d'"élie européenne" (sic!), ça déserte rapidement!

Assumer? Eh oui, comme nous l'ont expliqué de nombreux économistes (dont Maurice Allais, décrié toute sa vie mais vénéré après sa mort...), l'Euro est une saloperie. Dans l'absolu, la monnaie unique est bien une avancée mais pour cela il faut aller au bout du processus : fiscalité commune, budget commun, dette commune (et "accessoirement" modèle éco/socio relativement proches...). Tout cela apparaît comme une triste évidence aujourd'hui (now that the magic has gone - Joe Cocker;)). Bref, on s'aperçoit un peu tard qu'il va falloir colmater en urgence les fondations d'une maison Europe qui menace de s'écrouler. Cela va nous coûter cher...d'autant plus que les politiques européens brillent par leur incapacité à s'entendre et à réflichir globalement (clin d'oeil à Merkel). Au moins, nous serons fixés d'ici à la fin de l'année, avec le plan d'aide à la Grèce et la décote de leur dette...

Par Achab
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Mardi 30 août 2011 2 30 /08 /Août /2011 23:19

La dernière bombe en date de Matt Taibbi ? Accuser le gendarme américain de la bourse de couvrir les exactions des cols blancs de Wall Street !!

 

Reprenons :

 

Matt Taibbi ? Chroniqueur du magasine américain Rolling Stones au style assez particulier (on aime ou on déteste !), il est connu pour ses investigations et ses articles polémiques. Un exemple ? L’article d’avril de  2009 sur Goldman Sachs où il accuse la banque d’être une « machine-à-bulle ». Selon lui, GS ‘gonfle’ artificiellement les marchés puis fait exploser cette bulle. De cette manière la banque la plus prestigieuse de Wall Street gagne à tous les coups, lors de la croissance et lors de la baisse (en misant sur un écroulement des cours). Si le raisonnement n’est pas dénué de raccourcis, il a le mérite d’être très bien documenté. Pour les curieux en retard, l’article est disponible ici : http://www.rollingstone.com/politics/news/the-great-american-bubble-machine-20100405

 

Le gendarme américain de la finance ? Il s’agit de la SEC (Securities and Exchange Commission). Censé surveiller et enquêter sur les banques et hedge funds intervenant à Wall Street, cet organisme, fondé en 1934, se doit d'être impartial et détaché de Well Street pour son indépandance...

 

De quoi Matt Taibbi accuse la SEC ? Non seulement de ne pas avoir fait son travail (enquêter quand les faits étaient suspicieux) mais en plus d’avoir détruit des preuves et d’un mélange des genres nauséabond puisque les responsables principaux passaient allègrement de la SEC à un poste très rémunéré dans une banque (et inversement)…et cela depuis au moins vingt ans.

 

Alors, comment ce scandale a-t-il pu arriver aux oreilles de Matt Taibbi ? Simple : en juillet dernier, un ancien employé de la SEC, Darcy Fynn, a déballé le linge sale devant le congrès.

 

Pour comprendre l’histoire, il est intéressant de s’intéresser à son parcours : avocat de formation, il est entré à la SEC en 1993. En faisant son travail, il détecte quelques anomalies et lance plusieurs enquêtes (dont une sur la Deutsche Bank en 2000). Si certaines aboutissaient (c’est-à-dire devenaient un enquête à part entière), d’autres étaient refermées sans réelle raison. Petite précision ici : pour qu’une enquêté préliminaire se transforme en une véritable enquête de la SEC, elle doit remonter tout l’arbre hiérarchique pour être validée en haut-lieu. En fait, lorsque les enquêtes visaient des ‘amis’ des cadres de la SEC, celle-ci était fermée sans explication. Parfois les enquêtes étaient fermées parce que les responsables demandaient à la banque de mener elle-même l’enquête et de punir les fautifs (!!). Les suspicions se sont multipliées mais rien n’a filtré.

 

Après un rapide passage dans le privé, notre grand délateur a retrouvé la SEC à un autre poste. C’est en 2008 et celui-ci travaille sur les enquêtes préliminaires classées. Quelle ne fût pas sa surprise de découvrir (en 2010) que les enquêtes préliminaires étaient détruites si fermées ! Cela n’est pas seulement illégal, c’était aussi fait au grand jour, une circulaire indiquait la procédure à suivre ! Quel est le problème avec cette destruction massive de dossiers ? En supprimant les archives, on empêche toute fouille ultérieure et cela permet à certains criminels de recommencer sans cesse leurs méfaits ! En effet, si une personne de la SEC ouvrait le dossier X pour découvrir que la personne ou la banque Y a été déjà suspectée plusieurs fois du même crime, une investigation sera lancée pour faire toute la lumière sur ces affaires.

 

De plus, en s’informant un peu sur la carrière de ses supérieurs, on s’aperçoit rapidement que la proximité avec certaines banques/hedge funds est tout simplement scandaleuse. Là aussi les preuves sont accablantes, Matt Taibbi cite l’exemple d’un responsable ayant quitté la SEC pour une banque privée…quelques mois après avoir fait fermer une enquête préliminaire problématique sur cette même banque…

 

Si on récapitule : Les grands responsables de la SEC sont corrompus par certaines banques et hedge funds de Wall Street. Lorsqu’une affaire est repérée par une petite main, le dossier remonte jusqu’au responsable qui ferme calmement le dossier et envoie l’ensemble des preuves récoltées à la poubelle. Et donc certains peuvent continuer leurs malversations en toute impunité.

 

Il s’agit bien là d’une ’bombe’. Dans son article Matt Taibbi parle de 18.000 enquêtes supprimées qui passent en revue la plupart des grands scandales de ces vingt dernières années (Lehman Brothers , Madoff, ça vous dit quelque chose ?). Avoir des soupçons est une chose, mais voir déballer au grand jour un réseau mafieux ultra-puissant responsable de la situation actuelle est tout simplement écoeurant.

 

Pour finir, le silence assourdissant des médias français sur cette affaire est tout simplement scandaleux ! Mais comme l’AMF n’est pas clean non plus et qu’on interdit actuellement la vente à découvert aux particuliers sur les banques…

 

Pour ceux qui voudraient plus de détails, l’article est disponible ici :

http://www.rollingstone.com/politics/news/is-the-sec-covering-up-wall-street-crimes-20110817

sinon il y a quelques infos/liens intéressants ici :

http://www.businessinsider.com/sec-attorney-darcy-flynn-blows-whistle-on-wall-street-washington-incest-2011-8

 et ici :

http://govinthelab.com/sec-destroyed-files-of-thousands-of-investigations/

Par Achab - Publié dans : économie/finance
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